L’été est arrivé, apportant à la fois repos et préparation pour l’année scolaire à venir. Entre les trajets de notre road trip et les défis de travailler dans un fourgon aménagé, je compte …
L’été est arrivé, apportant à la fois repos et préparation pour l’année scolaire à venir. Entre les trajets de notre road trip et les défis de travailler dans un fourgon aménagé, je compte …

Le plan de travail, c’est la solution que j’ai adoptée pour survivre à l’épreuve de l’enseignement hybride. Et je dois bien reconnaître que ce système fonctionne particulièrement bien pour l’enseignement des langues vivantes. A tel point, que j’envisage de pérenniser ce système, même une fois que les choses seront revenues “à la normale”.
Voici 5 conseils pour créer facilement le vôtre.
Toutes les activités ne s’y prêtent pas.
A vous de faire le tri dans les activités que vous auriez normalement proposées en classe et de voir lesquelles sont pertinentes.
En ce qui me concerne, voici ce que je choisis d’inclure dans mon plan de travail :

Il me semble en effet que c’est le genre d’activités qui peuvent se faire facilement en autonomie, car n’oublions pas que l’un des objectifs du plan de travail est d’amener l’élève à travailler en autonomie, à son rythme et à son niveau.
Je n’inclus pas par exemple de compréhensions orales car je préfère être disponible pour guider les élèves dans leur écoute.
De même, je n’inclus pas non plus de production écrite, les élèves ayant tendance à utiliser les traducteurs en ligne de façon un peu trop systématique. Là encore, je préfère être à leurs côtés pour les aider à construire leurs productions en mobilisant leurs connaissances ainsi que les outils adéquats.
Pour présenter votre plan de travail, tous les goûts sont dans la nature.
Traditionnellement, le plan de travail se présente sous la forme d’un tableau, format portrait ou paysage.

De la même façon, vous pouvez jouer sur les polices d’écriture.
A titre d’exemple, voici la présentation de mon plan de travail. Il n’est pas particulièrement esthétique mais il semble être efficace auprès de mes élèves.

Une fois encore, vous connaissez vos élèves et les outils dont vous disposez mieux que personne, mais voici quelques suggestions pour partager votre plan de travail.

La première quinzaine, j’ai envoyé un mail à tous mes élèves pour leur faire part de la façon dont nous allions travailler ainsi que du plan de travail.
Je me suis rendue compte au fil des jours qu’une bonne partie d’entre eux n’en avait pas eu connaissance. Je ne m’étais pas rendue compte qu’ils ne consultaient pas régulièrement leur messagerie et que mon message était passé inaperçu.
Du coup, j’ai opté pour une autre solution lors de la deuxième quinzaine.
Ça parait tout bête mais je ne l’avais pas envisagé au début. J’avais peur que le contenu de séance du cours en présentiel parasite le plan de travail et que cela ne soit pas très clair pour les élèves.
Du coup, j’ai créé une activité dans le classeur pédagogique dans laquelle j’ai intégré le plan de travail et j’ai assigné cette activité à toutes les séances des élèves sur la quinzaine en question. De cette façon, ils ne peuvent pas passer à côté et ils savent toujours où la trouver.
Si vous avez la possibilité de publier du contenu sur le site de votre établissement, vous pouvez également partager le plan de travail directement dessus. De cette façon, tout le monde y a accès et même les parents peuvent prendre connaissance facilement du travail à faire. Car les parents sont parfois un peu perdus et déconcertés. Chaque enseignant fonctionne de façon différente, et si les élèves en ont pris l’habitude, c’est un peu plus compliqué pour les parents de s’y retrouver. Qui demande quoi? C’est à rendre? Où? Pour quand?
Bref, c’est difficile pour tout le monde. Alors, un peu de simplicité ne fait de mal à personne.
Dans tous les cas, soyez clairs et cohérents.

Passez en revue les résultats des élèves. Vous pouvez compter la note comme bonus dans la moyenne. Pour ceux qui auraient eu de mauvais résultats, vous avez la possibilité de proposer une remédiation en classe, soit en formant des groupes de niveaux hétérogènes (les élèves ayant compris expliquant à ceux qui n’ont pas compris) soit en formant des groupes homogènes (dans ce cas, c’est vous qui apportez une remédiation pendant que les autres travaillent sur autre chose).
Il faudra alors les corriger et les rendre à l’élève pour qu’il prenne en compte les feedbacks et s’améliore lors de la tâche finale.
Personnellement, j’imprime les exposés des élèves et je les affiche dans la classe. Je ne l’ai pas encore fait, mais on pourrait envisager une petite activité en classe autour de ces exposés, afin de les valoriser et de leur donner du sens.
Plusieurs raisons peuvent amener les élèves à ne pas suivre le plan de travail. Avant de prendre des sanctions éventuelles, il convient d’interroger les élèves sur leurs éventuelles difficultés :

Proposez une version papier (dans la mesure du possible) aux élèves qui ne disposent pas d’une connexion internet suffisante pour faire le travail en ligne. Proposez-leur également de vous rendre le travail en mains propres lors du retour en classe. Je pense cependant que cela doit rester exceptionnel.
Rappelez aux élèves que vous êtes disponibles pour leur fournir des explications supplémentaires. Cela peut être fait au début ou à la fin du cours quand vous les avez en classe, ou par mail. Les élèves ont tendance à être un peu passif et à se retrancher derrière leurs difficultés. Apprenez-leur à être pro-actifs : s’ils ont une difficulté, c’est à eux de prendre les devants et de faire les démarches pour trouver de l’aide.
Et pour ceux qui ne font toujours rien?
Chez moi, les élèves qui ne semblent pas avoir compris qu’une partie du travail était à faire obligatoirement et à rendre sont accueillis à leur retour en classe par une évaluation reprenant les activités qui étaient à faire à la maison. Je peux vous assurer que c’est assez dissuasif. Non seulement, ils doivent faire le travail en classe, en temps limité et sans aide extérieure mais en plus, ils doivent rattraper le contenu du cours qu’ils viennent de rater. Du coup, “bizarrement”, la fois d’après le travail est fait de façon beaucoup plus massive.
J’espère que ces quelques conseils vous aideront à y voir un peu plus clair dans votre organisation d’enseignement hybride. Quoi qu’il en soit, gardez à l’esprit que vous êtes le seul maître à bord. Ne vous mettez pas en difficulté. Faites ce qui est le mieux pour vous et pour vous élèves.

Bon courage pour la dernière ligne droite avant les vacances de Noël.
A très bientôt.
Et d’ici là, portez vous bien.