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LES SECRETS D’UN PLAN DE TRAVAIL EFFICACE EN LANGUES VIVANTES

Comment créer et utiliser un plan de travail de façon efficace dans l'enseignement des langues vivantes dans le cadre de la continuité pédagogique.

Le plan de travail, c’est la solution que j’ai adoptée pour survivre à l’épreuve de l’enseignement hybride. Et je dois bien reconnaître que ce système fonctionne particulièrement bien pour l’enseignement des langues vivantes. A tel point, que j’envisage de pérenniser ce système, même une fois que les choses seront revenues “à la normale”.

Alors comment créer un plan de travail efficace pour l’enseignement des langues vivantes?

Voici 5 conseils pour créer facilement le vôtre.

1.CHOISIR CE QUE L’ON VA METTRE DANS SON PLAN DE TRAVAIL

Toutes les activités ne s’y prêtent pas.

A vous de faire le tri dans les activités que vous auriez normalement proposées en classe et de voir lesquelles sont pertinentes.

En ce qui me concerne, voici ce que je choisis d’inclure dans mon plan de travail :

  • activités pour apprendre le vocabulaire de la séquence
  • tutoriels de grammaire
  • quiz auto-corrigés (avec des sites comme Quizlet ou Kahoot par exemple)
  • recherches à faire
Comment créer et utiliser un plan de travail de façon efficace dans l'enseignement des langues vivantes dans le cadre de la continuité pédagogique.
Choisir ce que l’on va mettre dans son plan de travail.

Il me semble en effet que c’est le genre d’activités qui peuvent se faire facilement en autonomie, car n’oublions pas que l’un des objectifs du plan de travail est d’amener l’élève à travailler en autonomie, à son rythme et à son niveau.

Je n’inclus pas par exemple de compréhensions orales car je préfère être disponible pour guider les élèves dans leur écoute.

De même, je n’inclus pas non plus de production écrite, les élèves ayant tendance à utiliser les traducteurs en ligne de façon un peu trop systématique. Là encore, je préfère être à leurs côtés pour les aider à construire leurs productions en mobilisant leurs connaissances ainsi que les outils adéquats.

2. CHOISIR UNE PRÉSENTATION POUR SON PLAN DE TRAVAIL

Pour présenter votre plan de travail, tous les goûts sont dans la nature.

Traditionnellement, le plan de travail se présente sous la forme d’un tableau, format portrait ou paysage.

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Choisir une présentation pour son plan de travail.

Vous pouvez opter pour un code couleur afin de différencier :

  • les domaines travaillés. En ce qui me concerne, j’ai opté pour le vert pour les activités de vocabulaire (le vert étant déjà la couleur que j’utilise en classe pour le vocabulaire), le rouge pour les activités de grammaire (idem) et le bleu pour les activités de recherches.
  • les modalités d’exécutions : à faire en autonomie, à rendre, facultatif, obligatoire…
  • les niveaux visés : A2, B1, B2,…

De la même façon, vous pouvez jouer sur les polices d’écriture.

Soyez clair sur les consignes.

  • Une seule action requise par phrases.
  • Numérotez les étapes.
  • Mettez en gras ou surlignez les verbes d’action.
  • N’hésitez pas à faire une petite vidéo explicative. Vous n’êtes pas obligés de filmer votre tête si vous n’en avez pas envie, mais vous pouvez filmer votre écran et commenter les consignes en même temps. Puis vous partagez le lien vers votre vidéo explicative directement dans votre plan de travail. Cela vous évitera de recevoir une tonne de mails d’élèves n’ayant pas compris ce qu’il fallait faire.

Indiquez où trouver les différentes ressources.

  • Indiquez précisément les pages.
  • Faites des captures d’écran si nécessaire.
  • Intégrez les liens vers les documents audio ou vidéo.
  • Vous avez également la possibilité d’intégrer des QR codes menant aux différentes ressources.

Indiquez où et quand déposer le travail.

  • Soyez précis sur les lieux où vous souhaitez que le travail soit déposé. La plupart du temps, je demande qu’il soit déposé dans l’espace “travail à rendre” de l’ENT mais il m’arrive aussi parfois de demander aux élèves de déposer leur travail sur un padlet.
  • Donnez des dates limites pour déposer le travail. Évidemment, tout le monde peut rencontrer des difficultés techniques, de santé ou autre et un peu de flexibilité ne fait jamais de mal, mais d’une façon générale, soyez ferme sur les dates limites.

A titre d’exemple, voici la présentation de mon plan de travail. Il n’est pas particulièrement esthétique mais il semble être efficace auprès de mes élèves.

Exemple de plan de travail.

3.CHOISIR COMMENT PARTAGER SON PLAN DE TRAVAIL

Une fois encore, vous connaissez vos élèves et les outils dont vous disposez mieux que personne, mais voici quelques suggestions pour partager votre plan de travail.

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Choisir comment partager son plan de travail.

La messagerie ENT ou pronote

La première quinzaine, j’ai envoyé un mail à tous mes élèves pour leur faire part de la façon dont nous allions travailler ainsi que du plan de travail.

Je me suis rendue compte au fil des jours qu’une bonne partie d’entre eux n’en avait pas eu connaissance. Je ne m’étais pas rendue compte qu’ils ne consultaient pas régulièrement leur messagerie et que mon message était passé inaperçu.

Du coup, j’ai opté pour une autre solution lors de la deuxième quinzaine.

Le cahier de texte ENT ou pronote

Ça parait tout bête mais je ne l’avais pas envisagé au début. J’avais peur que le contenu de séance du cours en présentiel parasite le plan de travail et que cela ne soit pas très clair pour les élèves.

Du coup, j’ai créé une activité dans le classeur pédagogique dans laquelle j’ai intégré le plan de travail et j’ai assigné cette activité à toutes les séances des élèves sur la quinzaine en question. De cette façon, ils ne peuvent pas passer à côté et ils savent toujours où la trouver.

Le site internet de l’établissement

Si vous avez la possibilité de publier du contenu sur le site de votre établissement, vous pouvez également partager le plan de travail directement dessus. De cette façon, tout le monde y a accès et même les parents peuvent prendre connaissance facilement du travail à faire. Car les parents sont parfois un peu perdus et déconcertés. Chaque enseignant fonctionne de façon différente, et si les élèves en ont pris l’habitude, c’est un peu plus compliqué pour les parents de s’y retrouver. Qui demande quoi? C’est à rendre? Où? Pour quand?

Bref, c’est difficile pour tout le monde. Alors, un peu de simplicité ne fait de mal à personne.

Dans tous les cas, soyez clairs et cohérents.

4.QUE FAIRE DES TRAVAUX REÇUS EN RÉPONSE AU PLAN DE TRAVAIL

Que faire des travaux reçus en réponse au plan de travail.

Si les travaux sont autocorrigés.

Passez en revue les résultats des élèves. Vous pouvez compter la note comme bonus dans la moyenne. Pour ceux qui auraient eu de mauvais résultats, vous avez la possibilité de proposer une remédiation en classe, soit en formant des groupes de niveaux hétérogènes (les élèves ayant compris expliquant à ceux qui n’ont pas compris) soit en formant des groupes homogènes (dans ce cas, c’est vous qui apportez une remédiation pendant que les autres travaillent sur autre chose).

S’il s’agit de tâches intermédiaires.

Il faudra alors les corriger et les rendre à l’élève pour qu’il prenne en compte les feedbacks et s’améliore lors de la tâche finale.

Les recherches

Personnellement, j’imprime les exposés des élèves et je les affiche dans la classe. Je ne l’ai pas encore fait, mais on pourrait envisager une petite activité en classe autour de ces exposés, afin de les valoriser et de leur donner du sens.

5.QUE FAIRE SI LES ÉLÈVES NE SUIVENT PAS LE PLAN DE TRAVAIL

Plusieurs raisons peuvent amener les élèves à ne pas suivre le plan de travail. Avant de prendre des sanctions éventuelles, il convient d’interroger les élèves sur leurs éventuelles difficultés :

Que faire si les élèves ne suivent pas le plan de travail.
  • difficultés techniques (problèmes de connexion, d’identifiants ENT,…) 

Proposez une version papier (dans la mesure du possible) aux élèves qui ne disposent pas d’une connexion internet suffisante pour faire le travail en ligne. Proposez-leur également de vous rendre le travail en mains propres lors du retour en classe. Je pense cependant que cela doit rester exceptionnel.

  • difficultés de compréhension.

Rappelez aux élèves que vous êtes disponibles pour leur fournir des explications supplémentaires. Cela peut être fait au début ou à la fin du cours quand vous les avez en classe, ou par mail. Les élèves ont tendance à être un peu passif et à se retrancher derrière leurs difficultés. Apprenez-leur à être pro-actifs : s’ils ont une difficulté, c’est à eux de prendre les devants et de faire les démarches pour trouver de l’aide.

Et pour ceux qui ne font toujours rien?

Chez moi, les élèves qui ne semblent pas avoir compris qu’une partie du travail était à faire obligatoirement et à rendre sont accueillis à leur retour en classe par une évaluation reprenant les activités qui étaient à faire à la maison. Je peux vous assurer que c’est assez dissuasif. Non seulement, ils doivent faire le travail en classe, en temps limité et sans aide extérieure mais en plus, ils doivent rattraper le contenu du cours qu’ils viennent de rater. Du coup, “bizarrement”, la fois d’après le travail est fait de façon beaucoup plus massive.

C’est tout pour aujourd’hui.

J’espère que ces quelques conseils vous aideront à y voir un peu plus clair dans votre organisation d’enseignement hybride. Quoi qu’il en soit, gardez à l’esprit que vous êtes le seul maître à bord. Ne vous mettez pas en difficulté. Faites ce qui est le mieux pour vous et pour vous élèves. 

Comment créer et utiliser un plan de travail de façon efficace dans l'enseignement des langues vivantes dans le cadre de la continuité pédagogique.

Bon courage pour la dernière ligne droite avant les vacances de Noël. 

A très bientôt.

Et d’ici là, portez vous bien.

continuite-pedagogique-enseignement-hybride

CONTINUITÉ PÉDAGOGIQUE : 5 CONSEILS POUR UN ENSEIGNEMENT HYBRIDE REUSSI

Continuité pédagogique : le retour.

Depuis quelques semaines maintenant, nous vivons dans une sorte de semi-confinement. Cela nous permet de nous rendre sur notre lieu de travail et de retrouver nos élèves pour enseigner en personne.

Cependant, la taille et le nombre élevé d’élèves dans certains établissements nous ont obligés à repenser l’enseignement autrement. Désormais, dans mon lycée, nous accueillons les élèves en demi-groupes.

En semaine A, les élèves du groupe 1 ont cours les lundis, mercredis et vendredis et restent chez eux le reste du temps. Les élèves du groupe 2, eux, viennent en classe les mardis et jeudis. Puis en semaine B, c’est l’inverse. Les élèves complètent donc 50% de leur emploi du temps en classe sur une période de 15 jours.

C’est donc une nouvelle modalité de continuité pédagogique qu’il nous faut déployer. Il s’agit cette fois-ci de mettre en place un enseignement dot « hybride »

Si nous n’avons aucune difficulté à savoir que faire en classe avec ces demi-groupes, la question se pose en revanche pour ceux qui restent chez eux.

Que devons-nous faire? Que pouvons-nous faire?

continuite-pedagogique-enseignement-hybride

Un parent d’élève m’a demandé si je pouvais filmer mes cours. De cette façon, ceux qui restent à la maison pourraient me suivre en temps réel. J’adorerais pouvoir faire cela. Mais malheureusement, les conditions matérielles ne nous le permettent pas pour l’instant :

  1. mon ordinateur n’est pas équipé de webcam
  2. je n’ai pas de micro
  3. l’ordinateur plante dès qu’il y a plus de trois fenêtres ouvertes
  4. et la connexion internet est, comment dire … aussi rapide qu’un TGV à l’arrêt.

Bref, mission impossible pour le moment. Alors, oui, nous pourrions bidouiller, amener notre propre matériel et faire des partages de connexion. Mais cela ne ferait qu’augmenter les inégalités. J’ai donc choisi de faire avec les moyens du bord.

Si vous aussi, vous vous trouvez dans la même situation et que vous ne savez pas quoi faire, ni comment vous organiser, voici 5 conseils qui, je l’espère, vous permettront de mettre en place cette fameuse continuité pédagogique que nous impose ce fichu virus du covid19.

1. ENSEIGNEMENT HYBRIDE ET « CLASSE INVERSEE »

Il n’y a pas de meilleur moment pour mettre en place une pédagogie de classe inversée. De façon très schématique, dans une configuration classique, le cours est vu en classe et les exercices sont faits à la maison alors que dans une classe inversée, le cours est vu à la maison et les exercices sont faits en classe.

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A la maison

Le CONTENU que vous cherchez à transmettre peut très bien être donné à étudier à la maison. Plusieurs façons de procéder :

  1. Si vous êtes un peu audacieux, vous pouvez vous filmer ou filmer votre écran tout en donnant des explications. 
  2. Si vous n’êtes pas très à l’aise avec les nouvelles technologies, vous pouvez également trouver des vidéos toutes faites. Il y en a des tonnes sur youtube, mais aussi sur des sites comme lumni ou bien encore la khan academy, pour ne citer que ceux-là.
  3. Enfin, la solution la plus simple est d’avoir recours aux manuels numériques. Ces derniers regorgent de tutos vidéos et autres pages de méthodologie. Si vous avez opté pour un manuel numérique, alors, c’est parfait. Vos élèves y ont déjà accès et savent où trouver l’information. Vous n’avez plus qu’à leur indiquer la page à étudier. Sinon, si vous avez opté pour la version papier, sachez que la plupart des éditeurs mettent gracieusement à disposition l’ensemble de leurs manuels en ligne en cette période particulièrement compliquée. Ce serait dommage de ne pas en profiter. Allez faire un tour sur le site de votre éditeur et voyez si le manuel est accessible en ligne gratuitement.

En classe :

Les ACTIVITES sont, elles, réalisées en classe. Les élèves mettent en oeuvres les connaissances et les savoir-faires acquis à la maison pour réaliser des tâches plus ou moins complexes, seuls ou à plusieurs, sous la supervision de l’enseignant qui perd alors son rôle “d’encyclopédie vivante” au profit de celui de conseiller.

La classe inversée apparaît alors comme une alliée de choix dans la mise en oeuvre de la continuité pédagogique . Alors, si vous êtes intéressés et que vous voulez en savoir un peu plus sur la classe inversée, je vous invite à visiter le site suivant.

https://www.classeinversee.com/
https://www.classeinversee.com/
https://www.classeinversee.com/

2.CONTINUITE PEDAGOGIQUE ET AUTONOMIE

Assurez-vous que TOUT ce que vous donnez à faire à la maison peut être fait en toute autonomie par vos élèves, sans votre assistance ou celle de leurs parents.

Car n’oubliez pas : de nombreux élèves sont livrés à eux-mêmes pour différentes raisons :

  1. Le programme est trop compliqué ou on ne parle pas la même langue à la maison.
  2. Il y a d’autres enfants à gérer au sein du foyer.
  3. Les parents font peut-être du télétravail et ont autre chose à faire qu’essayer d’aider leurs enfants. Ils faut leur faciliter la tâche à eux aussi. La réussite de la continuité pédagogique passe aussi par eux!

Pour cela, il vous faudra être le plus clair possible sur vos consignes, bien détailler le travail à faire étape par étape.

Et là, j’ai l’arme secrète pour vous :

LE PLAN DE TRAVAIL!

Très populaire auprès des enseignants du primaire, le plan de travail est LA réponse à nos soucis d’organisation. Pour ceux qui ne connaissent pas du tout, c’est une sorte de feuille de route qui indique étape par étape ce que l’élève doit faire, où il peut trouver les ressources pour le faire et où il doit déposer le travail à faire le cas échéant.

Je vous montre en photo mon premier plan de classe version confinement.

Je vais essayer de conserver cette forme là et d’être régulière sur le type de travail demandé et les sites utilisés. De cette façon, les élèves vont prendre l’habitude de ce fonctionnement et sauront qu’ils auront à chaque fois du vocabulaire à travailler sur QUIZLET avec un test sur KAHOOT, puis un point de grammaire ou de méthodologie (vidéo) avec des exercices et un quiz et enfin des recherches / lectures à faire avec un compte-rendu à remettre sur PADLET. Il y a évidemment un aspect répétitif. Mais si les élèves savent exactement à quoi s’attendre, il y a de fortes chances pour qu’ils fassent le travail demandé.

3. LIMITEZ LE NOMBRE DE SITES OU APPLICATIONS UTILISÉS

Ce conseil va de pair avec le précédent. Si vous commencez à vouloir essayer toutes les applications de la planète, non seulement vous allez prendre feu, mais vous allez perdre vos élèves.

  1. Essayez de vous limiter à deux ou trois applications que vous MAITRISEZ. Ce n’est pas du tout le moment de vous mettre à utiliser de nouvelles applications.
  2. RECYCLEZ votre contenu. Une même liste de mots par exemple, peut servir à créer une liste dans QUIZLET ou un questionnaire dans KAHOOT. Économisez-vous et utilisez ce que vous avez déjà.
  3. CENTRALISER : si vous le pouvez, je vous encourage vraiment à utiliser la plateforme numérique de votre établissement. Chez nous, c’est l’ENT. C’est loin d’être parfait et intuitif mais ça a le mérite d’exister. Vous pouvez très facilement vous servir des fonctions de base.

Les fonctions de l’ENT à privilégier :

-la messagerie : envoi de mails groupés, par classe, par niveau, aux élèves, aux parents, aux collègues, toutes les adresses sont déjà à disposition.

-le cahier de texte : remplissez (mais je sais que vous le faites déjà) votre cahier de texte. Tout le monde pourra ainsi voir ce qui a été fait et ce qui est à faire.

-l’espace de remise de devoir : permet de centraliser les devoirs reçus et d’envoyer facilement un commentaire individualisé sans avoir à envoyer un mail à chaque élève.

-et bien d’autres options encore comme le classeur pédagogique par exemple.

Je ne sais pas comment fonctionne votre plateforme mais l’essentiel est d’être très clair sur le fait que TOUT doit passer par cette plateforme. Vous éviterez ainsi les “je ne savais pas que c’était à faire” et autre “je n’ai pas trouvé où c’était”…

De plus c’est “RGPD-friendly” et ça, c’est plutôt pas mal. 

Mettez toutes les chances de votre côté. Cette fameuse continuité pédagogique n’est quand même pas si facile à mettre en oeuvre. Surtout sous cette nouvelle forme hybride.

4. PROPOSEZ DES TESTS AUTO-CORRIGÉS

Une fois encore, simplifiez-vous la vie. Vous allez peut-être “perdre” un peu de temps au début, mais sur du long terme, tout le monde va y gagner.

  1. Cela vous permet immédiatement de voir qui a fait le travail et qui ne l’a pas fait.
  2. Cela peut éventuellement vous donner une note “bonus” (car va se poser aussi le problème de l’évaluation, mais ça c’est une autre histoire). On peut imaginer qu’elle ne compte que si elle est à l’avantage de l’élève (le logiciel PRONOTE permet de faire cette manipulation automatiquement).
  3. Cela donne aussi la possibilité d’offrir à l’élève un retour immédiat sur ses réponses. Il peut voir tout de suite si ce qu’il a fait est juste ou faux et comparer sa réponse à la correction. Vous pouvez même assez facilement personnaliser les commentaires en renvoyant l’élève à une page de son livre ou à une vidéo s’il n’a pas compris un exercice.

5. ET SI JE NE SUIS PAS UN PRO DU NUMÉRIQUE, JE NE PEUX PAS ASSURER LA CONTINUITE PEDAGOGIQUE?

« Nul » en informatique? Pas de problème! Trouvez un fonctionnement qui vous convient. On n’est pas obligé de TOUJOURS passer par le numérique, même si c’est un outil formidable, pour assurer la continuité pédagogique. Et c’est même mieux ainsi. 

Pensez à vos élèves qui sont constamment sur leurs écrans. Lors du premier confinement, je l’ai constaté sur mes propres enfants : ils étaient en permanence sur la tablette pour faire les activités demandées par la maîtresse. Moi-même, j’ai donné beaucoup de travail à faire en ligne, ce qui pose plusieurs problèmes :

  1. tout le monde n’a pas un appareil par personne ni une super-méga connexion internet! Pensez que vos élèves (fort heureusement) ne vivent pas seuls et qu’ils ne peuvent peut-être pas disposer d’un appareil connecté ou d’une bonne connexion quand ils veulent, où ils veulent.
  2. ils sont déjà assez connectés comme ça! On le sait tous, les écrans ça fatigue les yeux et ça entraîne tout un tas d’autres problèmes.

Alors qu’est-ce qu’on peut faire?

Et bien, on peut proposer de la lecture (vous savez, le truc qu’on ne fait jamais parce qu’on n’a pas le temps) avec une fiche de questions, ou pas.

On peut également proposer aux élèves de compléter une activité qui a été commencée en classe, rédiger des fiches mémoires ou des cartes mentales.

On peut enfin tout simplement proposer des photocopies avec le contenu qui aurait pu être donné en ligne quand nous les voyons en classe (puisque cette fois-ci, contrairement au premier confinement, nous les voyons quand même).

Vous l’aurez compris, le plus important est de trouver un système, le plus SIMPLE possible, et qui fonctionne pour vous. Gardez à l’esprit que vos élèves se retrouvent seuls chez eux. Il faut qu’ils soient en mesure de faire le travail facilement et surtout qu’ils voient que ce travail ne sert pas à rien. En effet, il ne s’agit pas de donner une série d’exercices qui n’ont rien à voir avec la choucroute histoire de les occuper. D’où l’importance qu’ils comprennent l’intérêt de ce travail à la maison pour le travail qu’ils font en classe et c’est là tout l’enjeu de l’enseignement hybride et de la continuité pédagogique.

J’espère que cet article vous aura apporté quelque chose.

N’hésitez pas à me dire si vous souhaitez que je développe un point en particulier.

En tous les cas, prenez bien soin de vous. Bon courage à tous et à toutes pour cette nouvelle aventure au pays du covid19.

Je vous retrouve très bientôt pour un nouvel article.

Et si vous voulez garder celui-ci sous le coude, enregistrez cette image dans un de vos tableaux pinterest

Et d’ici là, portez vous bien.