Toujours à la recherche de nouvelles pépites pour me faciliter la vie et surtout la correction de mes copies, je suis tombée sur une application qui s’appelle Examino, et c’est assez bluffant. La promesse de cette application: corriger les copies à votre place et produire un compte rendu détaillé avec points forts et pistes d’amélioration. Je vais partager avec vous mon petit workflow pour l’utiliser efficacement.
Étape 1 : préparer les copies
Je commence toujours par mettre toutes mes copies par ordre alphabétique, puis je les numérote. Examino n’est pas officiellement reconnu par l’Éducation nationale, même si son utilisation semble être conforme à la réglementation sur la protection des données. Par conséquent, je préfère anonymiser toutes les copies.
Étape 2 : créer un compte sur Examino.AI
Une fois les copies prêtes, je me rends sur Examino.AI.
Si vous n’avez pas de compte, il suffit de vous en créer un.
Vous avez droit à 10 copies gratuites pour tester l’application.
Ensuite, différents abonnements sont disponibles : j’ai pris le forfait de base à 5,90 € par mois, qui permet de corriger jusqu’à 100 copies par mois.
Étape 3 : créer une évaluation
Ensuite, je crée une évaluation :
Je sélectionne le niveau.
Je téléverse le devoir modèle. Plusieurs formats sont acceptés : PNG, JPEG, GIF ou PDF (jusqu’à 20 pages).
Pour tester, j’ai simplement pris une capture d’écran de l’énoncé, car je voulais faire corriger uniquement une partie du devoir.
Étape 4 : importer les copies des élèves
Pour les devoirs :
Si les copies sont déjà saisies à l’ordinateur, vous pouvez les importer directement.
Si ce sont des copies manuscrites, comme dans mon cas, vous pouvez les scanner avec votre téléphone.
Examino fournit un QR code à flasher avec votre téléphone pour scanner facilement toutes les copies. Une fois toutes les copies scannées, vous appuyez sur valider.
Personnellement, je choisis d’aligner la correction sur le CECRL et je définis les niveaux attendus. Ensuite, je lance Start Grading.
Pendant que l’IA corrige, je passe rapidement en revue les copies, je les lis et je mets quelques annotations. Ensuite, je prends connaissance des feedbacks proposés par Examino.
Étape 6 : coupler Examino avec Logbook
Pour compléter, j’utilise l’application Logbook (dont je vous ai parlé dans mon article précédent) pour saisir les notes et commentaires dans ma classe.
Je crée une évaluation : dans le cas que je vous présente en modèle, il s’agit d’un e-mail en réponse à une plainte.
Je définis les critères manuellement :
Réalisation de la tâche (quatre niveaux)
Maîtrise de la langue
Registre
Je paramètre la note maximale sur 20.
Je dicte les commentaires proposés par Examino via mon téléphone, tout en vérifiant qu’ils correspondent à ce que j’ai repéré moi-même.
Ensuite, il ne reste plus qu’à rentrer les notes dans PRONOTE (on peut même les exporter sur la version bureau de Pronote).
Étape 7 : le bilan
La correction a été prise en charge très rapidement par Examino. Bien sûr, ce n’est pas magique : il faut relire ce que propose Examino, surtout pour les erreurs d’orthographe. La reconnaissance de caractères peut se tromper parfois.
Mais dans l’ensemble, c’est très puissant :
La reconnaissance des caractères manuscrits est impressionnante, même pour les écritures difficilement lisibles.
L’application propose un récapitulatif clair :
Points forts (en vert)
Points à travailler (en orange)
Détail grammatical, syntaxique et orthographique avec suggestions d’amélioration
C’est vraiment un outil qui facilite énormément la correction et propose une analyse très complète.
Ethique or not éthique?
Personnellement, je ne suis pas à l’aise avec l’idée de m’en remettre totalement à l’IA pour corriger mes copies. Je trouve que c’est un manque de respect envers mes élèves. Je m’en sers comme soutien et complément à mes propres corrections. Mais vous n’êtes pas obligé de penser comme moi et si le fait de faire corriger entièrement vos copies par l’IA ne vous pose pas de problème, alors je vous recommande de tester Examino. Petite précision: l’application peut être paramétrée en anglais bien sûr, mais aussi en français, en espagnol ou encore en allemand.
Ce n’est un secret pour personne: je déteste corriger mes copies. J’ai vraiment horreur de ça. Et comme je n’aime vraiment pas ça, j’ai tendance à procrastiner et à repousser le moment fatidique où il va falloir que je m’y mette. Les corrections traînent et quand je finis enfin par les corriger et les rendre à mes élèves, on est déjà passé à autre chose et les corrections perdent de leur pertinence.
Pourquoi je déteste corriger des copies
J’ai essayé d’identifier les raisons pour lesquelles je traîne des pieds quand il s’agit de corriger les travaux de mes élèves et je pense avoir mis le doigt sur quelques points de friction.
Je manque cruellement d’organisation
Si je suis totalement honnête avec vous, il m’arrive souvent de donner une évaluation sans avoir préparé le corrigé à l’avance et sans avoir réfléchi à une grille de notation précise. Bien sûr, je sais quelles compétences j’évalue et ce que j’espère trouver dans les copies, mais pas de façon précise. Et cela me fait perdre un temps considérable.
Au moment de faire mes corrections, je dois commencer par établir un corrigé ainsi qu’une grille détaillée, ce qui me prend pas mal de temps, et quand je suis enfin prête à corriger mes copies, j’ai perdu le peu de motivation que j’avais.
Autre point « organisation »: j’ai tendance à ne plus savoir où sont les travaux de mes élèves. Évidemment, je ne perds pas mes copies. Mais, entre les élèves qui rattrapent un devoir manqué (la copie se retrouve isolée), et ceux qui font leurs évaluations sur ordinateur (et qui me l’envoient ou me la mettent sur une clé USB), je ne sais plus où donner de la tête. Et je ne parle même pas des travaux à l’oral qui, même lorsque je crée un espace de remise en ligne sur l’ENT, me sont remis à différents endroits. Bref, mon cerveau a du mal à gérer tout ça et le temps que je sois enfin opérationnelle, c’est déjà la fin de l’année (sens de la mesure!).
L’angoisse du silence
Je ne sais pas trop pourquoi, mais j’ai du mal à me lancer et à me concentrer quand je me retrouve seule devant mes copies. J’ai tellement envie de les fuir que je me trouve inconsciemment toutes les excuses possibles pour ne pas les corriger. Mais d’un autre côté, je n’arrive pas du tout à me concentrer sur ce que je fais quand j’écoute de la musique ou quand je mets une vidéo en fond sonore.
Par conséquent, je repousse ce moment angoissant où je vais me retrouver seule, dans le silence, face à mes démons (aka mes copies!).
La difficulté de rédiger des commentaires pertinents
De plus, j’ai envie que mes corrections soient utiles à mes élèves. Et pour cela, il faut passer du temps à rédiger des commentaires pertinents et utiles. Je passe déjà beaucoup de temps à faire des repérages sur les copies (erreurs à corriger, éléments attendus, …). Et à la fin de la copie, je n’ai pas envie de passer du temps supplémentaire à rédiger un commentaire complet avec les points forts et les pistes d’amélioration possibles, même si je suis convaincue que c’est cela qui est le plus précieux.
La justesse de la note
Enfin, même avec des critères d’évaluation super détaillés, j’ai parfois encore du mal à situer le travail d’un élève de manière précise et juste. J’ai tendance à être un peu trop bienveillante et à considérer que si le travail est fait, c’est déjà pas mal. D’un autre côté, j’ai aussi tendance à être sévère avec les très bons élèves, oubliant parfois que ce sont justement des élèves et qu’on n’attend pas une copie parfaite sans la moindre erreur de leur part. Bref, j’ai du mal à être juste et je ne suis pas à l’aise avec ça.
Pour toutes ces raisons, je peine à être efficace dans les corrections, ce qui est vraiment une source de frustration pour moi. Avec le temps et avec l’aide de l’IA, j’ai fini par trouver des solutions pour fluidifier un peu ma routine de correction.
Je partage avec vous mes trouvailles, si ça peut en aider certains…
Mon nouveau workflow et la place de l’IA dans mes corrections
Comment j’utilise l’IA pour m’organiser
J’essaie, dans la mesure du possible, d’anticiper et de préparer mes corrigés avant de donner mes évaluations.
Le corrigé
Quand il s’agit de simples exercices, je n’ai aucun mal à préparer un corrigé. Mais dans le cas d’une tâche un peu plus complexe, j’aime bien demander à mon bon ami Claude de me préparer des propositions d’éléments attendus de la part des élèves / étudiants en fonction de leur niveau.
Je peux par exemple donner le prompt suivant:
Voici l’évaluation que j’ai donnée à mes étudiants de BTS Tourisme de première année : (copier l’énoncé ou joindre l’évaluation en pièce jointe). Peux-tu me générer des pistes de ce qui est attendu de la part d’un élève avec un niveau B1? B1+? B2? Présente le résultat sous forme de liste à points et tiens compte des spécificités de l’évaluation.
Je partage avec vous une capture le résultat obtenu:
Production écrite (email de réponse, ~120-150 mots)
Niveau B1
Structure : email organisé avec une salutation, un corps et une formule de politesse ; les 5 consignes sont abordées mais de façon inégale
Contenu : excuses présentes (« We are sorry for the inconvenience »), solution proposée (remboursement mentionné), empathie peu développée ou formulaïque
Langue : phrases simples et correctes ; erreurs sur les temps (confusion présent/prétérit), quelques fautes d’accord ou de préposition qui n’entravent pas la compréhension
Vocabulaire : registre semi-formel, quelques mots courants du domaine du tourisme (booking, refund, transfer), peu de synonymes
Longueur : peut tomber légèrement en dessous des 120 mots
Niveau B1+
Structure : les 5 consignes sont toutes traitées de façon équilibrée ; la progression logique est claire (excuse → empathie → explication → solution → clôture)
Contenu : empathie plus explicite (« We fully understand how frustrating this must have been ») ; explication de l’incident tentée (ex : problème de communication avec le prestataire local) ; offre de compensation concrète et ciblée (remboursement des $82)
Langue : bonne maîtrise des temps formels (conditionnel de politesse : « we would like to assure you ») ; erreurs ponctuelles sans impact majeur sur la communication
Vocabulaire : champ lexical du service client plus étoffé (inconvenience, compensation, reimburse, ensure, occur)
Longueur : dans la fourchette demandée
Niveau B2
Structure : email fluide et cohérent, transitions naturelles entre les parties ; respect parfait des consignes
Contenu : empathie sincère et personnalisée (référence directe au vol de nuit, à l’attente de 40 minutes) ; explication crédible et nuancée (enquête interne évoquée, responsabilité assumée sans excès) ; solution double possible (remboursement + geste commercial : bon d’achat, surclassement futur…)
Langue : syntaxe variée (subordonnées, passif, conditionnel) ; registre professionnel soutenu et constant ; très peu d’erreurs
Vocabulaire : lexique professionnel riche et précis (regrettable oversight, prompt resolution, rest assured, valued customer, escalate the matter) ; aucun mot familier
Longueur : 130-150 mots bien maîtrisés, sans remplissage
La grille d’évaluation
Pour la grille d’évaluation, j’ai plusieurs options à ma disposition.
Je peux utiliser une des grilles officielles disponibles en ligne:
Je peux également demander à l’IA de me générer une grille d’évaluation plus ou moins précise selon mes besoins. Pour cela, je demande parfois directement à Claude de me générer une grille en utilisant un prompt de ce genre:
Peux-tu maintenant générer une grille d’évaluation à la fois précise et claire pour me permettre de situer facilement les étudiants par rapport au CECRL? Pense à inclure des critères sur le fond (respect de la consigne, caractère professionnel,…) comme sur la forme (richesse lexicale et grammaticale, références culturelles, cohérence,…).
Voici la réponse de Claude :
Comme vous pouvez le constater, la grille est hyper précise et très bien présentée. Je n’y ai pas touché mais Claude me la fournit au format google.docs et je peux donc la modifier comme je l’entends.
Cependant, quand je souhaite une grille un peu plus épurée, j’utilise le site magicschool. Dans le section « Rubric Generator », je saisis mes instructions et je partage le sujet de mon évaluation. J’ai la possibilité de demander à ce que cela soit aligné par rapport au CECRL.
Voici la grille proposée par Magic School:
Un peu plus épurée et plus simple peut-être à utiliser. Vous verrez à l’usage ce qui vous convient le mieux.
Le corrigé et la grille sont prêts. Maintenant il faut se lancer!
Le « body doubling » à la rescousse
Pour me motiver à me mettre au travail, je me mets des vidéos de gens qui travaillent ou étudient sur Youtube. Je sais, c’est un peu bizarre mais ça marche bien pour moi. Je me sens moins seule. C’est un peu comme si j’avais une sorte d’engagement virtuel avec la personne qui étudie. La plupart du temps, il y a un timer et on alterne entre périodes de travail et périodes de pause. Certaines vidéos sont en direct et les gens qui regardent posent leurs objectifs de travail pour la session. Ça peut paraître un peu étrange mais en général, c’est assez radical. Ça me donne la motivation pour me mettre au travail et m’aide à rester concentrée plus longtemps sur ma tâche.
J’aime beaucoup les vidéos de Merve (50 minutes de travail / 10 minutes de pause sans musique) mais il en existe plein d’autres, avec musique, sans musique, avec timer de 25 minutes,…
Dicter ses commentaires au lieu de les écrire
L’année dernière, on m’a proposé de tester l’application logbook pour corriger les copies. Je tiens à préciser qu’il s’agit d’une application payante mais qui est pour l’instant prise en charge par mon établissement. Je pense qu’on peut tout à fait faire la même chose avec Claude mais ce serait beaucoup moins fluide puisque tout est concentré en un seul endroit avec cette application RGPD friendly.
Concrètement, comment ça se passe?
Dans l’application logbook, vous allez commencer par créer une classe puis importer vos élèves.
Puis, vous allez créer une évaluation pour cette classe. À ce moment-là, vous avez la possibilité de joindre la grille d’évaluation. Logbook va l’analyser pour vous et créer des rubriques basées sur cette grille.
Ensuite, vous allez corriger vos copies comme vous le feriez normalement. Mais au lieu d’écrire vos commentaires, vous allez les dicter. Et c’est là que la magie opère! Logbook va tout faire pour vous:
retranscrire votre enregistrement
le rapprocher de la grille d’évaluation
positionner l’élève sur cette grille
faire une synthèse de vos commentaires
récapituler les points forts, suggérer des pistes d’amélioration
et même proposer une note!
Vous avez bien évidemment la main sur la note finale. Personnellement, cela m’aide beaucoup car j’ai toujours du mal à donner une note juste.
Je peux ensuite exporter directement les résultats dans Pronote et partager mes commentaires avec les élèves. On peut choisir les données que l’on souhaite partager.
Si cela vous intéresse, je vous ferai un petit tutoriel sur l’utilisation de l’application Logbook.
Conclusion
Bien sûr, ce n’est pas magique, mais toutes ces petites astuces me rendent la correction des copies un peu moins pénible.
Je pense que j’écrirai d’autres articles consacrés à ce sujet, notamment au sujet de la discipline et de la motivation. Et je partagerai également avec vous mes petites expérimentations. En effet, j’ai récemment testé l’application Examino et je dois bien avouer que c’est absolument buffant! Mais ça, c’est pour une autre fois!
Partager une vidéo YouTube avec vos élèves… sans distraction
Aujourd’hui, je vous propose un mini-tutoriel pour apprendre à partager une vidéo YouTube avec vos élèves sans risque de dispersion.
Vous avez sans doute déjà eu envie de montrer une vidéo YouTube à vos élèves. Mais voilà : une fois sur la plateforme, difficile d’éviter qu’ils cliquent ailleurs, enchaînent avec une autre vidéo… voire qu’ils passent complètement à côté de celle que vous aviez préparée. Pas très pratique !
C’est pour éviter cela que je vous propose de découvrir DigiView, un outil de la suite La Digitale. Alors, prêt à partager une vidéo Youtube sans distraction? Suivez le guide!
Étape 1 : accéder à Digi View
Rendez-vous sur le site de La Digitale (il suffit de taper “La Digitale” dans Google et de cliquer sur le premier lien). Faites défiler la page jusqu’à trouver l’outil DigiView, puis cliquez sur Utiliser.
Étape 2 : choisir et importer votre vidéo
Ouvrez un nouvel onglet, allez sur YouTube et copiez l’URL de la vidéo que vous souhaitez partager. Collez ensuite cette adresse dans DigiView.
Une nouvelle fenêtre s’ouvre : vous pouvez y ajouter une description, mais aussi définir à quel moment la vidéo démarre et à quel moment elle s’arrête. Parfait pour couper des passages inutiles ou raccourcir une vidéo trop longue. Il suffit d’indiquer les secondes de début et de fin, puis de cliquer sur Générer.
Étape 3 : partager la vidéo
Votre vidéo est maintenant prête à être visionnée en classe… mais aussi à être partagée ! En haut à droite, cliquez sur l’icône de partage. Vous aurez alors plusieurs possibilités :
Copier le lien pour l’intégrer dans votre ENT,
Générer un QR code que vos élèves pourront scanner,
Récupérer un code d’intégration pour l’ajouter à un site internet ou à un écran interactif comme digiscreen ou classroomscreen par exemple.
Voilà pour ce petit tutoriel express. Je vous proposerai très bientôt d’autres astuces autour des outils de la suite La Digitale.
Aujourd’hui, je vais vous montrer comment créer des dialogues pédagogiques avec l’intelligence artificielle pour enrichir vos supports d’enseignement. Trouver des dialogues authentiques adaptés aux étudiants n’est pas toujours évident, surtout pour certains niveaux. Habituellement, on nous recommande d’utiliser des documents authentiques en cours de langue vivante. Je n’ai aucun mal à trouver ce type de documents pour mes classes de lycée. En revanche, il est beaucoup plus difficile de trouver des documents authentiques adaptés à mes étudiants de BTS Tourisme. C’est pourquoi j’ai souvent besoin de créer mon propre matériel. Heureusement, l’IA offre des solutions efficaces pour générer des dialogues réalistes et immersifs.
Dans ce tutoriel, je vous expliquerai comment concevoir et transformer un dialogue en fichier audio de qualité, grâce à des outils accessibles et performants.
Le dialogue
Vous avez ici deux options :
Vous disposez déjà d’une retranscription de dialogue.
Cela peut être le cas si vous possédez une méthode ancienne dont les enregistrements ne sont disponibles que sous forme de cassettes ou de CD. Dans ce cas, il faudra numériser le dialogue pour ensuite le transformer grâce à l’intelligence artificielle.
Plusieurs méthodes s’offrent à vous :
Si le dialogue est sous forme de PDF, vous pouvez le scanner et utiliser la reconnaissance de caractères pour copier directement le texte dans une plateforme d’IA (je vous parlerai plus bas de celle que j’utilise personnellement).
Si votre document est un fichier JPEG scanné, une astuce consiste à le convertir en PDF puis à l’importer dans Google Drive. Ensuite, faites un clic droit dessus et sélectionnez Ouvrir avec Google Docs. Google Docs reconnaîtra automatiquement les caractères scannés et les retranscrira en texte. Il faudra peut-être corriger quelques erreurs, mais cela représente un gain de temps considérable puisque vous n’aurez pas à taper tout le texte manuellement.
Vous ne disposez pas de retranscription et souhaitez générer un dialogue à partir de zéro.
Dans ce cas, vous pouvez demander à ChatGPT de vous créer un dialogue. Pour cela, précisez-lui :
Le nombre de personnages
Leur personnalité, métier ou fonction
Le contexte du dialogue
D’éventuelles contraintes, comme l’utilisation de certaines expressions ou phrases obligatoires
Laissez ChatGPT opérer et vous obtiendrez un texte que vous pourrez ensuite transformer en véritable dialogue audio.
La conversion en voix
Je n’ai rien trouvé de mieux que le site ElevenLabs pour générer des voix plus vraies que nature.
Pour créer un dialogue, commencez par vous inscrire sur le site ElevenLabs. Dans sa version gratuite, il permet de convertir jusqu’à 10 000 caractères en voix chaque mois, ce qui est largement suffisant pour un usage pédagogique.
Voici la marche à suivre :
Une fois votre compte créé, allez dans la colonne de gauche et sélectionnez l’onglet Studio (anciennement Project).
Cliquez sur Studio, puis sélectionnez Start from scratch (Commencer depuis le début).
Personnellement, je ne touche pas aux réglages par défaut : je laisse la qualité en Standard.
Cliquez ensuite sur Create. Une nouvelle page s’ouvre.
Vous pouvez alors :
Taper votre dialogue directement,
Coller le texte généré par ChatGPT ou scanné.
Pour alterner les voix, sélectionnez chaque réplique et appliquez-lui la voix de votre choix dans le menu des narrateurs. Les répliques prendront une couleur différente pour visualiser facilement les voix assignées à chaque personnage.
Une fois le dialogue finalisé, cliquez sur Convertir. Le site générera un fichier MP3 que vous pourrez utiliser en classe.
Grâce à cette astuce, vous pourrez facilement créer du contenu audio réaliste et adapté aux besoins spécifiques de vos étudiants !
En 2025, on pourrait croire que tous mes élèves utilisent des ordinateurs ou des smartphones en classe… et pourtant, j’ai toujours mon lot de cartes Plickers à portée de main. Pourquoi ? Parce que parfois, la simplicité est la meilleure solution.
Dans un monde où les outils numériques évoluent sans cesse, nous disposons aujourd’hui d’une multitude de plateformes interactives pour évaluer nos élèves : Quizizz, Kahoot, Wooclap… Alors pourquoi, malgré ces alternatives modernes, est-ce que j’utilise encore Plickers ? Cet outil, qui repose sur des cartes en papier et un simple scan depuis mon téléphone, continue d’avoir une place de choix dans ma classe.
Dans cet article, je vais d’abord rappeler brièvement ce qu’est Plickers et comment il fonctionne. Ensuite, je le comparerai à d’autres solutions populaires avant d’expliquer pourquoi il reste un incontournable dans ma pratique. Enfin, je partagerai quelques astuces pour optimiser son utilisation, notamment en ce qui concerne l’utilisation de l’IA, le rangement et la personnalisation des cartes.
I) Qu’est-ce que Plickers et comment ça marche ?
a) Qu’est-ce que c’est ?
Plickers est un outil interactif qui fonctionne comme un boîtier de vote, mais sans nécessiter d’appareils individuels pour les élèves. Il permet aux enseignants de poser des questions et de collecter rapidement les réponses des élèves grâce à de simples cartes imprimées et scannées avec un smartphone ou une tablette.
b) Le matériel
Le système repose sur des cartes en papier, chacune portant un QR code unique. Chaque QR code peut être associé à un élève ou utilisé de manière anonyme. Les cartes peuvent être :
Imprimées sur du papier standard,
Plastifiées pour plus de durabilité,
Distribuées sous forme de stickers sur les cahiers des élèves. A l’époque, j’avais trouvé des lots de stickers sur Amazon mais il semblerait qu’ils soient en rupture de stock. Reste la solution d’imprimer sur du papier autocollant mais cela me semble un onéreux.
c) Comment ça marche ?
L’enseignant projette une question au tableau (choix multiple, vrai/faux ou sondage).
Les élèves orientent leur carte en fonction de la réponse choisie (chaque face correspond à une option de réponse : A, B, C ou D).
L’enseignant scanne les cartes avec son smartphone ou sa tablette.
Les réponses sont immédiatement enregistrées et les résultats peuvent être affichés en direct si l’enseignant le désire.
Un rapport détaillé est généré ensuite pour suivre les performances des élèves.
II) Pourquoi je l’utilise encore alors qu’il y a de nouvelles plateformes ?
a) Les points positifs
Plickers présente plusieurs avantages qui le rendent toujours pertinent en 2025 :
Les élèves ne sont pas connectés : C’est un point très important pour moi. Quand je leur demande d’amener leur ordinateur (dans ma région, tous les élèves sont dotés d’un ordinateur à leur entrée en seconde) certains ne l’amènent pas et demandent à utiliser leur téléphone. Résultat? La tentation est grande d’ouvrir les notifications (c’est incroyable le nombre de notifications qu’ils reçoivent). D’autre part, j’estime qu’ils passent assez de temps sur leur téléphone comme ça. Enfin, certains (c’est rare mais ça arrive) n’ont pas de téléphone ou n’ont pas ou plus de forfait. Bref, je trouve que Plickers est Idéal pour éviter les distractions et contourner les inégalités d’accès au numérique.
Nombre illimité de sets de questions : J’ai eu la désagréable surprise de voir mon nombre de questionnaires limité à 20 sur quizizz dans sa version gratuite. Certes, les questionnaires que l’on “nettoie” pour faire de la place ne sont pas perdus (ils sont archivés) mais cela m’agace. Alors qu’avec plickers, je ne compte plus mes sets de questions. Même si les sets de questions sont limités à 5 questions par set dans la version gratuite, le nombre de sets lui n’est pas limité et je commence à avoir une sacrée bibliothèque!
Possibilité d’intégrer des images, vidéos et formules : Ce qui permet une grande variété de questions et dans toutes les matières.
Utilisation en distanciel : Plickers a même intégré un mode distanciel (seulement utilisable pour des cours en ligne).
Pas de compte élève nécessaire: Pour comparer encore une fois avec Quizizz, j’ai été assez déçue de voir que les élèves devaient se créer un compte (pour la version en ligne). Encore une raison pour laquelle je préfère Plickers. Les élèves n’ont pas besoin de se créer un compte. Et pour les flippés de la RGPD, rien de vous oblige à faire figurer le prénom et le nom de l’élève dans votre rooster. Vous pouvez utiliser des initiales couplées à la classe ou encore numéroter les places dans la salle et adopter un plan de classe.
b) Les points négatifs
Malgré ses atouts, Plickers présente quelques limites :
Version gratuite limitée à 5 questions par set : Comme évoqué plus haut, on ne peut créer que 5 questions par set en version gratuite ce qui nous contraint à “découper” les questions par lots de 5. Je ne trouve pas cela très dérangeant mais je comprends que cela puisse paraître pénible à certains.
Pas d’intégration de l’IA : Contrairement à certaines plateformes comme Quizizz qui génèrent automatiquement des quiz à partir de textes, de vidéos ou de prompts, Plickers ne propose pas de créer du contenu grâce à l’IA. Mais en fin d’article, je vous montrerai une petite astuce pour ne pas avoir à créer tous vos questionnaires vous-même et utiliser quand même l’IA avec Plickers.
Moins ludique que ses concurrents : L’interface, reconnaissons-le, est plutôt sobre, pas très fun. Il n’y a pas d’animations ou de musique comme sur Kahoot, ce qui peut rendre l’expérience moins engageante pour certains élèves. Ceci dit, les sollicitations visuelles constantes, comme sur Quizizz ont plutôt tendance à déconcentrer les élèves.
c) Tableau récapitulatif : Quizizz vs Plickers
Critères
Plickers
Quizizz
Connexion requise pour les élèves
Non
Oui
Interaction instantanée
Oui
Oui
Nombre de questions illimité
Oui
Non (selon abonnement)
Possibilité d’insérer images/vidéos
Oui
Oui
Ludique et animé
Non
Oui
Utilisable en distanciel
Oui
Oui
Compte élève requis
Non
Oui (en version en ligne)
III) Comment je l’utilise ?
a) Evaluation diagnostiques, formatives et quiz de lecture
J’utilise Plickers pour faire un point sur les acquis des élèves en début de séquence. Je peux également l’utiliser pour vérifier leur compréhension d’un document, notamment dans les travaux de groupes. Quand un groupe présente son travail à un autre, je leur demande de prendre des notes et j’aime bien leur faire un petit Plickers ensuite pour voir ce qu’ils ont compris et retenu de cette présentation. Ou bien, je m’en sers pour faire des quiz de lecture. Par exemple, je fais lire Frankenstein 2.0 à mes élèves de seconde euro (anglais / Physique-Chimie) et tous les 2 ou 3 chapitres, je leur fais un petit quiz. Cela ne compte pas dans la moyenne mais ça leur permet de s’assurer d’avoir compris et retenu ce qui se passait dans le livre de façon progressive.
b) Sondages
J’aime bien aussi faire des sondages, surtout en début de séquence. Cela permet souvent d’ouvrir sur un débat intéressant et de commencer à poser le vocabulaire et les notions utiles à la séquence. En questionnant les élèves sur leurs représentations initiales, leurs opinions ou leurs expériences, on amorce une réflexion collective qui engage tout le monde.
Je peux aussi leur demander leur ressenti par rapport à la compréhension d’un document, ou d’une notion grammaticale. Cela me permet très rapidement de voir qui pense avoir compris et qui a besoin d’un petit coup de pouce.
c) Évaluation par les pairs
Enfin, j’utilise également Plickers pour l’évaluation par les pairs. Je leur demande suivant de s’exprimer sur le travail de leurs pairs en indiquant, par exemple, si les critères du travail demandé sont remplis et à quel degré. Ce feedback donnés aux élèves par leurs camarades est intéressant car ils réalisent que leur façon de s’exprimer ne permet pas toujours une bonne compréhension par les pairs. Mais ils se rendent compte également des points forts de leur présentation ou travail écrit.
Utilisation de l’IA
Suivant le type de quiz que je veux créer, je n’ai pas envie de me prendre la tête à trouver moi-même des exemples de questions et de réponses. Par exemple, je voulais faire travailler mes étudiants de BTS tourisme sur les expressions contenant le mots “time”. Voici ce que j’ai demandé à Chat GPT et ce qu’il m’a produit:
Je voudrais faire réviser du vocabulaire à mes étudiants de BTS tourisme. Il s’agit d’expressions qui contiennent le mot time. Peux tu me préparer un QCM pour plickers contenant 5 phrases à compléter? Les réponses doivent permettre aux étudiants de choisir parmi les propositions suivantes: at any given time, the right time, take your time, dead on time, estimated time of departure, time zone, estimated time of arrival, run out of time, in good time, in time, have a good time. Pense à indiquer la bonne réponse à chaque fois. Les phrases à compléter doivent bien sur être en anglais et si possible tourner autour du tourisme.
QCM – Expressions avec « time » (Tourisme)
1. The flight was scheduled to land at 3:45 PM, but the pilot announced an earlier __________ due to strong tailwinds.
A) Estimated time of departure B) Estimated time of arrival ✅ C) Time zone D) Dead on time
2. When traveling abroad, remember that each country may be in a different __________, so adjust your watch accordingly.
A) Time zone ✅ B) In good time C) Take your time D) The right time
3. The tour bus left the hotel __________, so we arrived at the museum before the crowds.
A) In good time ✅ B) Run out of time C) At any given time D) Dead on time
4. We missed our connecting flight because we didn’t arrive at the gate __________.
A) In time ✅ B) Dead on time C) At any given time D) Take your time
5. Welcome to Paris! I hope you __________ during your stay in the city.
A) Have a good time ✅ B) Run out of time C) Take your time D) The right time
Ensuite, je n’ai eu qu’à faire un copié collé des questions dans Plickers puis à mélanger l’ordre des réponses pour que ce ne soit pas trop répétitif et le tour est joué!
J’utilise parfois également Magic School pour générer des QCM à partir de textes ou de vidéos. J’ajuste le niveau de mes élèves et le nombre de questions requises. Et cela fonctionne aussi très bien!
Conclusion
Après toutes ces années et malgré l’émergence d’outils plus modernes et interactifs, Plickers reste un allié précieux dans ma pratique. Son accessibilité, l’absence de connexion requise pour les élèves, sa simplicité d’utilisation et sa flexibilité en font un outil toujours pertinent selon moi en 2025. Bien sûr, il ne rivalise pas avec l’esthétisme de Quizizz ou Kahoot, et l’absence d’intégration de l’intelligence artificielle pourrait en rebuter certains. Mais son efficacité repose justement sur son minimalisme : un système sans écran qui permet une évaluation rapide, inclusive et qui évite les écueils du numérique en classe.
De plus, l’usage combiné de Plickers avec des outils comme ChatGPT ou Magic School permet de pallier certaines de ses limites, notamment en facilitant la création de questionnaires.
Enfin, pour ceux qui souhaitent aller plus loin, il existe de nombreuses façons d’optimiser l’utilisation de Plickers : personnaliser les cartes avec des couleurs ou des codes spécifiques, les transformer en magnets pour s’en servir comme exit tickets, ou encore concevoir des solutions de rangement pratiques pour éviter qu’elles ne se dispersent (sur ce point, j’ai encore du travail!). Bref, le site Plickers a encore de beaux jour devant lui.
Et vous, utilisez-vous encore Plickers en 2025 ? Si oui, comment l’intégrez-vous dans votre enseignement ? Partagez vos expériences et astuces en commentaire !
Depuis le mois d’octobre 2020, les lycées n’accueillent que la moitié des élèves en présentiel. Et les enseignants déploient des trésors d’imagination pour essayer de continuer à avancer dans les programmes et garder les élèves au travail.
A titre personnel, j’avais opté pour le plan de travail, comme je l’explique dans un article précédent. Même si cela a très bien fonctionné dans un premier temps, après presque 6 mois sur ce mode, je commence à m’essouffler. Je suis fatiguée de refaire le même cours jusqu’à 6 fois pour un même niveau. Je ne sais jamais où j’en suis avec qui et les élèves les plus fragiles commencent à décrocher et ne me rendent plus le travail demandé. J’en ai assez de leur courir après et j’ai aussi besoin d’avancer un peu plus vite dans ma progression. De plus, prévoir sans cesse une double “ration” de travail (pour ceux qui sont en classe et pour ceux qui sont à la maison) me demande chaque semaine un temps considérable.
Du coup, après les vacances d’hiver, je me suis dis qu’un peu de nouveauté ne ferait pas de mal, et même si je n’étais pas partante au début, j’ai décidé de tester ce qu’on appelle dans le jargon l’enseignement hybride synchrone (autrement dit cours en présentiel et en ligne en même temps). Après tout, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.
Cependant, je reconnais que faire un cours dans ces conditions peut être intimidant voire même impressionnant, pour peu qu’on ne soit pas très à l’aise avec la technologie.
C’est pourquoi je partage avec vous aujourd’hui mes petites astuces pour que vous aussi vous puissiez mettre en place un enseignement hybride synchrone facilement et ainsi assurer cours en classe et cours en ligne comme un.e pro!
Au fil de cet article, vous découvrirez
1.quel matériel utiliser
2.quel logiciel utiliser et comment le configurer
3.les règles à mettre en place pour un cours en ligne réussi
4.comment gérer les élèves qui sont en classe tout en gérant ceux qui sont à la maison
5.que faire des élèves qui n’arrivent pas à se connecter
Vous n’aurez plus d’excuses pour ne pas vous lancer!
1.Quel matériel pour des cours en ligne réussis?
Un ordinateur
Avant toute chose, vous allez avoir besoin d’un ordinateur équipé d’une webcam. Il est important que les élèves qui sont chez eux puissent vous voir car il est toujours plus difficile de suivre un cours à distance qu’en classe et vous devrez réussir à capter leur attention. Je sais que ce n’est pas facile de se retrouver face à la caméra mais on finit par s’y habituer et nos élèves sont contents de voir notre trombine. Ils sont généralement plutôt bienveillants et comprennent l’intérêt et le bénéfice de pouvoir suivre le cours depuis chez eux, au lieu de travailler tous seuls dans leurs coins.
Et pour eux aussi, ça commence à faire long. Cela fait presque 6 mois que les miens sont seuls chez eux un jour sur deux. Même si je n’ai pas de doute sur la motivation de certains, je sais bien qu’un certain nombre d’entre eux ne font pas grand chose de leurs journées.
Mais revenons à nos moutons : le matériel.
Un ordi, donc, avec une webcam.
Dans mon lycée, la direction a décidé d’équiper UNE salle avec une webcam. Les profs qui veulent s’en servir pour donner leurs cours doivent se la partager et s’inscrire pour pouvoir l’occuper. Je ne jette pas la pierre à la direction qui fait avec les moyens du bord mais en ce qui me concerne, il n’était pas question que je fonctionne de cette façon.
Et là, j’ai brisé la promesse que je m’étais faite à moi-même : je m’étais juré de ne plus utiliser mon matériel personnel mais j’ai craqué et à présent, j’emmène tous les jours mon ordinateur portable. Au moins, ça fonctionne et je peux rester dans ma salle.
Éventuellement, selon la façon dont vous fonctionnez, un deuxième ordinateur connecté à votre vidéoprojecteur (si vous en avez un). Pourquoi?
En ce qui me concerne, j’ouvre la classe virtuelle avec mon ordinateur portable que je place au milieu de ma salle, en face du tableau. Les élèves qui sont chez eux peuvent ainsi me voir et m’entendre pendant que je donne des explications tout en profitant du contenu qui est projeté au tableau (par l’ordinateur de ma salle relié au vidéoprojecteur).
Mon installation en classe.
Mais ça, c’est la cerise sur le gâteau. Vous pouvez vous contenter d’un ordinateur pour commencer, du moment que celui-ci dispose d’une webcam.
Un micro
Si votre webcam n’est pas équipée d’un micro, il va falloir investir encore quelques deniers. Il va de soi qu’une solution de micro sans fil est à privilégier.
L’équipe TICE de mon établissement a cru bon d’équiper la salle consacrée aux visio d’un … casque avec micro filaire!
Comme si on passait une heure assis derrière notre ordinateur. Sans compter l’inconfort de porter un casque, nous coupant ainsi des élèves qui eux, sont présents dans la classe. Encore une fois, ils font ce qu’on leur dit de faire mais enfin, un peu de bon sens ne fait de mal à personne.
Pour donner mes cours en ligne, j’utilise le micro intégré à mon ordinateur portable. Les élèves qui sont chez eux ont l’air de trouver cela suffisant mais j’avoue que je pousse sur ma voix pour être sûre de me faire entendre et du coup, j’envisage d’investir dans un micro de ce genre pour un peu plus de confort :
Lien affilié
Question matériel, c’est tout ce dont je me sers.
Passons à présent au logiciel que vous allez utiliser pour animer votre cours en ligne.
2.QUEL LOGICIEL POUR UN COURS EN VISIO
Il existe de nombreuses solutions, plus ou moins gratuites et plus ou moins adoubées par l’éducation nationale.
Choisissez votre logiciel de visioconférence.
Lors du premier confinement, après avoir testé et rapidement délaissé la classe virtuelle du CNED, je m’étais tournée vers ZOOM. C’était parfait! Les élèves pouvaient demander la parole, je pouvais faire passer des documents via la boîte de dialogue, partager mon écran, partager l’écran de mon iPad, le tout très facilement et sans bug! Le rêve, quoi! Mais je me suis fait gentiment rappeler à l’ordre car ce n’était “RGPD-friendly” et pas cautionné par l’EN.
Cette fois-ci, je vais tenter de rester dans les clous. Notre établissement nous demande d’utiliser STARLEAF, donc va pour Starleaf. Je n’ai pas encore testé toutes les possibilités de ce logiciel mais il me semble qu’il est un peu moins intuitif et un peu plus limité que Zoom. Mais, après une semaine d’utilisation, je n’ai pas rencontré de problèmes particuliers.
Je vous propose une petite visite guidée du logiciel dans la vidéo ci-dessous :
Si vous n’êtes pas convaincus ou si vous avez carte blanche, voici quelques options supplémentaires :
3.LES RÈGLES À METTRE EN PLACE POUR UN COURS EN LIGNE RÉUSSI
Evidemment, il va falloir mettre certaines règles en place afin que le cours se passe le mieux possible. A vous de voir ce que vous acceptez et ce que vous ne tolérez pas lors de vos sessions en hybride, aussi bien de la part des élèves qui sont chez eux, que de la part des élèves qui sont en classe.
En ce qui me concerne, je travaille au lycée et mes élèves sont vraiment adorables. Je n’ai aucune discipline à faire en classe et ceux qui sont à la maison se comportent pour l’instant très bien. Pour autant, je commence quand même chaque cours en accueillant ceux qui sont chez eux par une diapositive rappelant quelques règles de bon fonctionnement. Voici, à titre d’exemple, ce que j’attends d’eux :
Etre à l’heure
S’identifier avec son vrai nom (pas de pseudo)
Garder le micro fermé sauf pour participer
Se servir de la boîte de dialogue pour poser des questions
Rester courtois et respectueux dans les échanges
Caméra activée ou pas : à eux de choisir
Le règlement de la classe virtuelle.
Si cette diapositive (modifiable) vous intéresse, vous pouvez la télécharger gratuitement dans ma boutique.
4.COMMENT GÉRER LES ÉLÈVES QUI SONT EN CLASSE TOUT EN GÉRANT CEUX QUI SONT À LA MAISON
C’est certainement plus facile à faire en lycée qu’en collège, j’en conviens.
Comment gérer à la fois les élèves qui sont à la maison et ceux qui sont en classe?
En général, nous commençons le cours en se saluant mutuellement.
Puis je fais un bref récapitulatif face caméra de la séance précédente.
Ensuite, je donne les consignes pour la séance toujours face caméra et je répartis les tâches s’il s’agit d’un travail en groupe. Les élèves ont alors un moment pour travailler de leur côté. Je passe dans les rangs pour aider ceux qui sont en classe et j’alterne avec la boîte de dialogue pour aider ceux qui sont chez eux. D’ailleurs, le point très positif c’est que les élèves s’aident entre eux même à distance si je ne suis pas immédiatement disponible.
Puis nous faisons une mise en commun. Les élèves, qu’ils soient chez eux ou en classe, partagent le fruit de leur réflexion.
Enfin, je partage mon écran pour la trace écrite de façon à ce que les élèves qui travaillent en ligne aient une image de meilleure qualité. Car le petit bémol reste la qualité de l’image projetée au tableau, peu lisible pour ceux qui sont à la maison.
Autre petit bémol (mais je n’ai pas encore exploré toutes les options de starleaf), l’absence de possibilité de créer des salles de discussions pour que les élèves dialoguent entre eux…
5.QUE FAIRE DES ÉLÈVES QUI NE SE CONNECTENT PAS AU COURS EN LIGNE
Encore une fois, chacun fait comme il veut (ou comme il peut!).
Dans mon lycée, les élèves sont marqués comme “dispensés” dans le logiciel pronote un jour sur deux et je ne peux donc pas faire un appel “officiel” pour ceux qui suivent le cours à distance. Je n’ai pas vraiment de poids pour exiger qu’ils se connectent.
De plus, il peut arriver, pour des raisons techniques ou autres, qu’un élève n’arrive pas à se connecter.
S’il s’agit d’un souci technique, on peut toujours essayer de l’aider quand il est en classe en testant la connexion avec lui.
Dans tous les cas, je leur demande de rattraper le cours pour la fois d’après. Les élèves semblent avoir compris que je ne referai pas deux fois le même cours. Par conséquent, s’ils n’ont pas pu se connecter, il leur appartient de travailler le document de leur côté et de prendre connaissance de la correction et de la trace écrite que je laisse systématiquement dans le cahier de texte de l’ENT. Je le faisais déjà avant donc ça ne me demande pas de travail supplémentaire.
Comment les motiver à se connecter?
Comment motiver les élèves pour qu’ils se connectent?
C’est la question que je me pose. La plupart des élèves semblent avoir compris l’intérêt de se connecter mais certains boudent les classes virtuelles.
J’ai envie de leur lancer un petit défi avec récompense à la clé pour la classe qui se sera le plus connectée… A voir. Je vous tiendrai au courant si je me décide…
Pour aller plus loin
L’académie de Paris s’est penchée sur la question il y a quelques mois. Si cela vous intéresse, vous pouvez faire un tour sur leur site.
Côté français, je n’ai pas trouvé beaucoup d’exemples.
En revanche, pour ceux qui comprennent l’anglais, il y a quelques vidéos de collègues aux Etats-Unis qui montrent comment elles ont installé leurs classes.
CONCLUSION
Il ne faut jamais dire “fontaine…”. Je ne voulais pas entendre parler de l’hybride synchrone mais je crois que je vais quand même lui laisser une chance.
Après une première semaine de cours en ligne et en classe simultanément, je me sens moins dépassée par les événements et plus efficace. J’apprécie également d’être en contact avec les élèves qui sont chez eux car pour certains, je ne les vois qu’une semaine sur deux et je pense qu’il est plus important que jamais de leur montrer qu’on est là pour eux.
Bref, jusqu’à quand vais-je tenir? Réponse dans quelques semaines…
N’hésitez pas à partager vos expériences. Si on peut s’entraider un peu en ces temps difficiles…
Je vous dis à très bientôt pour un nouvel article.
Et d’ici là, portez vous bien!
Epinglez-moi!
PS : épinglez l’image pour retrouver facilement cet article à l’avenir.
Depuis quelques semaines maintenant, nous vivons dans une sorte de semi-confinement. Cela nous permet de nous rendre sur notre lieu de travail et de retrouver nos élèves pour enseigner en personne.
Cependant, la taille et le nombre élevé d’élèves dans certains établissements nous ont obligés à repenser l’enseignement autrement. Désormais, dans mon lycée, nous accueillons les élèves en demi-groupes.
En semaine A, les élèves du groupe 1 ont cours les lundis, mercredis et vendredis et restent chez eux le reste du temps. Les élèves du groupe 2, eux, viennent en classe les mardis et jeudis. Puis en semaine B, c’est l’inverse. Les élèves complètent donc 50% de leur emploi du temps en classe sur une période de 15 jours.
C’est donc une nouvelle modalité de continuité pédagogique qu’il nous faut déployer. Il s’agit cette fois-ci de mettre en place un enseignement dot « hybride »
Si nous n’avons aucune difficulté à savoir que faire en classe avec ces demi-groupes, la question se pose en revanche pour ceux qui restent chez eux.
Que devons-nous faire? Que pouvons-nous faire?
Un parent d’élève m’a demandé si je pouvais filmer mes cours. De cette façon, ceux qui restent à la maison pourraient me suivre en temps réel. J’adorerais pouvoir faire cela. Mais malheureusement, les conditions matérielles ne nous le permettent pas pour l’instant :
mon ordinateur n’est pas équipé de webcam
je n’ai pas de micro
l’ordinateur plante dès qu’il y a plus de trois fenêtres ouvertes
et la connexion internet est, comment dire … aussi rapide qu’un TGV à l’arrêt.
Bref, mission impossible pour le moment. Alors, oui, nous pourrions bidouiller, amener notre propre matériel et faire des partages de connexion. Mais cela ne ferait qu’augmenter les inégalités. J’ai donc choisi de faire avec les moyens du bord.
Si vous aussi, vous vous trouvez dans la même situation et que vous ne savez pas quoi faire, ni comment vous organiser, voici 5 conseils qui, je l’espère, vous permettront de mettre en place cette fameuse continuité pédagogique que nous impose ce fichu virus du covid19.
1. ENSEIGNEMENT HYBRIDE ET « CLASSE INVERSEE »
Il n’y a pas de meilleur moment pour mettre en place une pédagogie de classe inversée. De façon très schématique, dans une configuration classique, le cours est vu en classe et les exercices sont faits à la maison alors que dans une classe inversée, le cours est vu à la maison et les exercices sont faits en classe.
A la maison
Le CONTENU que vous cherchez à transmettre peut très bien être donné à étudier à la maison. Plusieurs façons de procéder :
Si vous êtes un peu audacieux, vous pouvez vous filmer ou filmer votre écran tout en donnant des explications.
Si vous n’êtes pas très à l’aise avec les nouvelles technologies, vous pouvez également trouver des vidéos toutes faites. Il y en a des tonnes sur youtube, mais aussi sur des sites comme lumni ou bien encore la khan academy, pour ne citer que ceux-là.
Enfin, la solution la plus simple est d’avoir recours aux manuels numériques. Ces derniers regorgent de tutos vidéos et autres pages de méthodologie. Si vous avez opté pour un manuel numérique, alors, c’est parfait. Vos élèves y ont déjà accès et savent où trouver l’information. Vous n’avez plus qu’à leur indiquer la page à étudier. Sinon, si vous avez opté pour la version papier, sachez que la plupart des éditeurs mettent gracieusement à disposition l’ensemble de leurs manuels en ligne en cette période particulièrement compliquée. Ce serait dommage de ne pas en profiter. Allez faire un tour sur le site de votre éditeur et voyez si le manuel est accessible en ligne gratuitement.
En classe :
Les ACTIVITES sont, elles, réalisées en classe. Les élèves mettent en oeuvres les connaissances et les savoir-faires acquis à la maison pour réaliser des tâches plus ou moins complexes, seuls ou à plusieurs, sous la supervision de l’enseignant qui perd alors son rôle “d’encyclopédie vivante” au profit de celui de conseiller.
La classe inversée apparaît alors comme une alliée de choix dans la mise en oeuvre de la continuité pédagogique . Alors, si vous êtes intéressés et que vous voulez en savoir un peu plus sur la classe inversée, je vous invite à visiter le site suivant.
https://www.classeinversee.com/
https://www.classeinversee.com/
https://www.classeinversee.com/
2.CONTINUITE PEDAGOGIQUE ET AUTONOMIE
Assurez-vous que TOUT ce que vous donnez à faire à la maison peut être fait en toute autonomie par vos élèves, sans votre assistance ou celle de leurs parents.
Car n’oubliez pas : de nombreux élèves sont livrés à eux-mêmes pour différentes raisons :
Le programme est trop compliqué ou on ne parle pas la même langue à la maison.
Il y a d’autres enfants à gérer au sein du foyer.
Les parents font peut-être du télétravail et ont autre chose à faire qu’essayer d’aider leurs enfants. Ils faut leur faciliter la tâche à eux aussi. La réussite de la continuité pédagogique passe aussi par eux!
Pour cela, il vous faudra être le plus clair possible sur vos consignes, bien détailler le travail à faire étape par étape.
Et là, j’ai l’arme secrète pour vous :
LE PLAN DE TRAVAIL!
Très populaire auprès des enseignants du primaire, le plan de travail est LA réponse à nos soucis d’organisation. Pour ceux qui ne connaissent pas du tout, c’est une sorte de feuille de route qui indique étape par étape ce que l’élève doit faire, où il peut trouver les ressources pour le faire et où il doit déposer le travail à faire le cas échéant.
Je vous montre en photo mon premier plan de classe version confinement.
Je vais essayer de conserver cette forme là et d’être régulière sur le type de travail demandé et les sites utilisés. De cette façon, les élèves vont prendre l’habitude de ce fonctionnement et sauront qu’ils auront à chaque fois du vocabulaire à travailler sur QUIZLET avec un test sur KAHOOT, puis un point de grammaire ou de méthodologie (vidéo) avec des exercices et un quiz et enfin des recherches / lectures à faire avec un compte-rendu à remettre sur PADLET. Il y a évidemment un aspect répétitif. Mais si les élèves savent exactement à quoi s’attendre, il y a de fortes chances pour qu’ils fassent le travail demandé.
3. LIMITEZ LE NOMBRE DE SITES OU APPLICATIONS UTILISÉS
Ce conseil va de pair avec le précédent. Si vous commencez à vouloir essayer toutes les applications de la planète, non seulement vous allez prendre feu, mais vous allez perdre vos élèves.
Essayez de vous limiter à deux ou trois applications que vous MAITRISEZ. Ce n’est pas du tout le moment de vous mettre à utiliser de nouvelles applications.
RECYCLEZ votre contenu. Une même liste de mots par exemple, peut servir à créer une liste dans QUIZLET ou un questionnaire dans KAHOOT. Économisez-vous et utilisez ce que vous avez déjà.
CENTRALISER : si vous le pouvez, je vous encourage vraiment à utiliser la plateforme numérique de votre établissement. Chez nous, c’est l’ENT. C’est loin d’être parfait et intuitif mais ça a le mérite d’exister. Vous pouvez très facilement vous servir des fonctions de base.
Les fonctions de l’ENT à privilégier :
-la messagerie : envoi de mails groupés, par classe, par niveau, aux élèves, aux parents, aux collègues, toutes les adresses sont déjà à disposition.
-le cahier de texte : remplissez (mais je sais que vous le faites déjà) votre cahier de texte. Tout le monde pourra ainsi voir ce qui a été fait et ce qui est à faire.
-l’espace de remise de devoir : permet de centraliser les devoirs reçus et d’envoyer facilement un commentaire individualisé sans avoir à envoyer un mail à chaque élève.
-et bien d’autres options encore comme le classeur pédagogique par exemple.
Je ne sais pas comment fonctionne votre plateforme mais l’essentiel est d’être très clair sur le fait que TOUT doit passer par cette plateforme. Vous éviterez ainsi les “je ne savais pas que c’était à faire” et autre “je n’ai pas trouvé où c’était”…
De plus c’est “RGPD-friendly” et ça, c’est plutôt pas mal.
Mettez toutes les chances de votre côté. Cette fameuse continuité pédagogique n’est quand même pas si facile à mettre en oeuvre. Surtout sous cette nouvelle forme hybride.
4. PROPOSEZ DES TESTS AUTO-CORRIGÉS
Une fois encore, simplifiez-vous la vie. Vous allez peut-être “perdre” un peu de temps au début, mais sur du long terme, tout le monde va y gagner.
Cela vous permet immédiatement de voir qui a fait le travail et qui ne l’a pas fait.
Cela peut éventuellement vous donner une note “bonus” (car va se poser aussi le problème de l’évaluation, mais ça c’est une autre histoire). On peut imaginer qu’elle ne compte que si elle est à l’avantage de l’élève (le logiciel PRONOTE permet de faire cette manipulation automatiquement).
Cela donne aussi la possibilité d’offrir à l’élève un retour immédiat sur ses réponses. Il peut voir tout de suite si ce qu’il a fait est juste ou faux et comparer sa réponse à la correction. Vous pouvez même assez facilement personnaliser les commentaires en renvoyant l’élève à une page de son livre ou à une vidéo s’il n’a pas compris un exercice.
5. ET SI JE NE SUIS PAS UN PRO DU NUMÉRIQUE, JE NE PEUX PAS ASSURER LA CONTINUITE PEDAGOGIQUE?
« Nul » en informatique? Pas de problème! Trouvez un fonctionnement qui vous convient. On n’est pas obligé de TOUJOURS passer par le numérique, même si c’est un outil formidable, pour assurer la continuité pédagogique. Et c’est même mieux ainsi.
Pensez à vos élèves qui sont constamment sur leurs écrans. Lors du premier confinement, je l’ai constaté sur mes propres enfants : ils étaient en permanence sur la tablette pour faire les activités demandées par la maîtresse. Moi-même, j’ai donné beaucoup de travail à faire en ligne, ce qui pose plusieurs problèmes :
tout le monde n’a pas un appareil par personne ni une super-méga connexion internet! Pensez que vos élèves (fort heureusement) ne vivent pas seuls et qu’ils ne peuvent peut-être pas disposer d’un appareil connecté ou d’une bonne connexion quand ils veulent, où ils veulent.
ils sont déjà assez connectés comme ça! On le sait tous, les écrans ça fatigue les yeux et ça entraîne tout un tas d’autres problèmes.
Alors qu’est-ce qu’on peut faire?
Et bien, on peut proposer de la lecture (vous savez, le truc qu’on ne fait jamais parce qu’on n’a pas le temps) avec une fiche de questions, ou pas.
On peut également proposer aux élèves de compléter une activité qui a été commencée en classe, rédiger des fiches mémoires ou des cartes mentales.
On peut enfin tout simplement proposer des photocopies avec le contenu qui aurait pu être donné en ligne quand nous les voyons en classe (puisque cette fois-ci, contrairement au premier confinement, nous les voyons quand même).
Vous l’aurez compris, le plus important est de trouver un système, le plus SIMPLE possible, et qui fonctionne pour vous. Gardez à l’esprit que vos élèves se retrouvent seuls chez eux. Il faut qu’ils soient en mesure de faire le travail facilement et surtout qu’ils voient que ce travail ne sert pas à rien. En effet, il ne s’agit pas de donner une série d’exercices qui n’ont rien à voir avec la choucroute histoire de les occuper. D’où l’importance qu’ils comprennent l’intérêt de ce travail à la maison pour le travail qu’ils font en classe et c’est là tout l’enjeu de l’enseignement hybride et de la continuité pédagogique.
J’espère que cet article vous aura apporté quelque chose.
N’hésitez pas à me dire si vous souhaitez que je développe un point en particulier.
En tous les cas, prenez bien soin de vous. Bon courage à tous et à toutes pour cette nouvelle aventure au pays du covid19.
Je vous retrouve très bientôt pour un nouvel article.
Et si vous voulez garder celui-ci sous le coude, enregistrez cette image dans un de vos tableaux pinterest…
Et d’ici là, portez vous bien.
Gérer le consentement aux cookies
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel
Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’utilisateur.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.